John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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La ribavirine à l’aube de l’an 2000… Volume 6, numéro 4, Juillet - Août 1999

Auteurs

Plusieurs études randomisées comparant le traitement des hépatites chroniques virales C par interféron (IFN) seul au traitement associant IFN et ribavirine ont été publiées en 1998. Toutes ces études confirment l’intérêt du traitement associé par rapport au traitement par IFN seul en termes de réponse prolongée biochimique, virologique mais aussi histologique chez les malades naïfs ou rechuteurs après un premier traitement par IFN. En revanche, à ce jour, aucune étude randomisée n’a montré l’intérêt du traitement associé chez les malades non-répondeurs à un premier traitement par IFN. Après 1 an de traitement par IFN et ribavirine, chez les malades naïfs ou rechuteurs, une réponse virologique prolongée est obtenue dans respectivement 38 % à 43 % ou 47 % des cas. Cette réponse dépend de plusieurs facteurs : charge virale, génotype, score de fibrose, âge, sexe. Ainsi, selon la présence d’un ou de plusieurs de ces facteurs, la réponse virologique prolongée peut varier de 0 % à 90%. On peut commencer à imaginer un « traitement à la carte » qui tiendrait compte de ces facteurs et pourrait modifier la prise en charge des malades. Même si, en 1999, le traitement des hépatites chroniques virales C doit associer IFN et ribavirine, il reste plus de la moitié des malades sans réponse ou rechutant après un traitement associé pour lesquels de nouveaux traitements sont à envisager pour le troisième millénaire.