John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Intérêt des facteurs de croissance hématopoïétique au cours du traitement de l’hépatite virale chronique C Volume 14, numéro 5, Septembre-Octobre 2007

Auteurs
Service d’Hépatologie et de Soins Intensifs Digestifs, Hôpital universitaire Jean Minjoz, 25030 Besançon, Service des maladies de l’appareil digestif, Hôpital Huriez, 59037 Lille cedex, Laboratoire de Bactériologie-Virologie et Hygiène hospitalière, Hôpital universitaire d’Angers, 4 rue Larrey, 49033 Angers cedex 01

Le traitement de référence de l’hépatite chronique virale C associant un interféron pégylé et la ribavirine permet d’espérer actuellement une réponse virologique prolongée d’environ 50 %. Cependant, les effets secondaires hématologiques (surtout l’anémie liée à la ribavirine) de ces molécules sont des causes fréquentes de réduction de doses voire d’arrêt de traitement, amputant les chances de guérison. Malgré l’absence d’AMM dans le traitement de l’hépatite C, l’érythropoïétine (EPO) permet d’améliorer la qualité de vie des patients rendus anémiques et de maintenir des doses adéquates de ribavirine ; il faudra toutefois attendre les résultats de l’étude PEGEPO pour savoir si son emploi améliore la réponse virologique prolongée. Son utilisation semble particulièrement intéressante chez les patients « difficiles à traiter », comme les transplantés hépatiques, les insuffisants rénaux, les co-infectés VIH-VHC et les cirrhotiques. Les analyses économiques concernant l’utilisation de l’EPO en adjuvant du traitement de l’hépatite C sont discordantes et entachées de plusieurs biais. L’utilisation du G-CSF est encore plus controversée car le lien entre la neutropénie (induite ici par l’interféron) et l’infection bactérienne n’est pas aussi évident qu’en cancérologie. Les patients cirrhotiques, les transplantés du foie et les co-infectés VIH-VHC, plus à risque d’infection, représentent probablement la population ayant le plus besoin de G-CSF en cas de neutropénie.