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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Intelligence artificielle et endoscopie : le meilleur des mondes ? Volume 26, numéro 3, Mars 2019

Illustrations

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Auteurs
1 Sorbonne Université & APHP, Hôpital Saint Antoine, 184, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris
2 ETIS, Université Paris-Seine, Université de Cergy-Pontoise, ENSEA, CNRS, Cergy-Pontoise
* Correspondance
  • Mots-clés : intelligence artificielle, mégadonnées, apprentissage profond, réseaux neuronaux
  • DOI : 10.1684/hpg.2019.1754
  • Page(s) : 319-31
  • Année de parution : 2019

L’intelligence artificielle (IA) a pour objet de simuler l’intelligence humaine. Il s’agit d’une science cognitive qui fait appel à la neurobiologie et à la logique (résolution des problèmes, apprentissage profond, réseaux neuronaux), à l’informatique (puissance de calculs des ordinateurs, internet), et qui se nourrit de bases de données. Elle trouve ses premières applications en santé – et ses premières autorisations de mise sur le marché – dans l’exploitation des mégadonnées (épidémiologie, médecine prédictive) et dans l’analyse des signaux (tracés ECG et EEG, imagerie médicale, anatomopathologie, dermatologie, ophtalmologie…). Leur champ d’application en endoscopie digestive est également très vaste, englobant le dépistage, le diagnostic, la caractérisation, la thérapeutique, le pronostic, et cela pour tout type d’intervention. Le nombre de publications dans ce domaine augmente de façon exponentielle. Les premières réalisations concernant la détection et la caractérisation de polypes coliques assistées par ordinateur devraient faire prochainement l’objet d’une industrialisation. La pré-lecture de vidéocapsules endoscopiques par des systèmes d’apprentissage profond, en réseau, est également un modèle très illustratif du développement de l’IA en endoscopie. Cette révolution technologique est susceptible d’améliorer les performances des médecins et donc la qualité des soins. Elle mérite d’être accompagnée par les endoscopistes, non seulement concernant ses aspects techniques et cliniques, mais également pour répondre aux nouvelles questions qui en découlent, notamment sur les places relatives du médecin (moins technicien, plus humain ?) et de la machine (assistante ou autonome ?), sur la responsabilité médicale (homme ou machine ?), sur le remboursement des actes (médecin ou prestataire ?).