John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Indications, conditions d‘emploi et surveillance de la corticothérapie en hépato‐gastroentérologie Volume 11, numéro 2, Mars-Avril 2004

Auteurs
Service de clinique médicale, hôpital du Val‐de‐Grâce, 74, bd de Port‐Royal, 75230 Paris Cedex 05 E‐mail : bechade.dominiquewanadoo.fr

Les indications de la corticothérapie en hépato‐gastroentérologie sont sous‐tendues par des mécanismes physiopathologiques mieux connus. La préoccupation doit être de traiter avec efficacité chaque pathologie, tout en préservant l‘épargne cortisonée pour limiter la iatrogénie. Dans les maladies inflammatoires chroniques de l‘intestin, les corticoïdes sont prescrits par voie orale ou parentérale lors des poussées pour rompre la cascade de synthèse des cytokines. Cette efficacité spectaculaire est cependant contre‐balancée par une corticorésistance dans 8 % des cas et une corticodépendance dans 15 à 20 % des cas. La tolérance des corticoïdes topiques oraux est habituellement meilleure, mais la réduction des doses doit se faire progressivement lors de l‘arrêt du traitement. En hépatologie, les indications principales sont l‘hépatite auto‐immune et les syndromes de chevauchement, où les corticoïdes sont habituellement associés aux immunosuppresseurs ; au cours de l‘hépatite alcoolique aiguë grave, ils ont démontré un intérêt quant à l‘amélioration de la survie. Dans toutes ces circonstances, l‘évaluation pré‐thérapeutique, la recherche de contre‐indications et les règles de prescription doivent être rigoureuses pour s‘adapter à chaque terrain, éviter de compliquer la pathologie sous‐jacente et limiter les effets secondaires.