John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Immunosuppresseurs et anti-TNF : faut-il les associer ? Volume 16, numéro spécial 1, Maladie de Crohn : vers une « rémission profonde » en 2009

Auteurs
Pôle des maladies de l’appareil digestif, service de gastroentérologie et assistance nutritive, université Paris-VII, hôpital Beaujon, 100, boulevard du Général-Leclerc, 92110 Clichy, France

Au cours de la maladie de Crohn luminale, les stratégies classiques de traitements stratifiés (corticoïdes, puis immunosuppresseurs) n’ont pas permis d’enrayer l’évolutivité naturelle de la maladie vers les complications pariétales chirurgicales (fistules, sténoses). L’arrivée des anti-TNF, avec leurs effets anti-inflammatoires rapides, est à l’origine d’une réflexion sur le besoin de définir de nouvelles stratégies de traitements : biothérapies précoces, associations ou non aux IS, durée des combinaisons, etc. Plusieurs essais importants, mais de méthodologies différentes, permettent de dégager des conduites, qui restent cependant à valider. Par ailleurs, l’obsession des praticiens doit être de limiter les risques, notamment infectieux et peut-être néoplasiques, des traitements proposés. Pour utiliser une métaphore martiale, les traitements actuels sont comparables à des armes puissantes, qu’il convient de manier avec précision, pour viser juste et limiter les dégâts collatéraux.