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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Imagerie des tumeurs endocrines pancréatiques et digestives Volume 16, numéro spécial 3, octobre 2009

Auteurs
Service de radiologie, Hôtel-Dieu, CHU de Nantes, 1 place Alexis Ricordeau, 44093 Nantes Cedex 1, France

Les tumeurs endocrines pancréatiques et digestives sont rares et constituent un véritable challenge pour les méthodes d’imagerie qui doivent faire le diagnostic de la lésion primitive, faire son bilan d’extension et rechercher des lésions multiples dans le cadre d’un syndrome de prédisposition. La détection préopératoire de la tumeur primitive et des autres métastases reposent sur le scanner thoraco-abdominal, l’échoendoscopie et la scintigraphie des récepteurs de la somatostatine (SRS). Une IRM est parfois nécessaire pour mieux caractériser la nature et les rapports de la tumeur, en particulier avec les structures canalaires mais aussi pour les métastases hépatiques. En cas de doute diagnostique, les tumeurs non fonctionnelles bénéficieront d’une ponction sous échoendoscopie. L’échographie peropératoire reste l’examen le plus sensible dans la détection des petites tumeurs pancréatiques (insulinome, gastrinome). L’imagerie procède d’une démarche multidisciplinaire avec l’objectif d’assurer la surveillance en cours et après le traitement d’autant que la survenue de métastases hépatiques à distance est la principale cause de mortalité à long terme. L’imagerie doit aider à la caractérisation pronostique et à la prédiction de la réponse thérapeutique. La standardisation des méthodes d’imagerie est indispensable.