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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Hypertension portopulmonaire : une complication sévère de la cirrhose Volume 11, numéro 1, Janvier-Février 2004

Auteurs
Service d‘hépato‐gastroentérologie, hôpital universitaire de Gand, Belgique Service d‘hépatologie, hôpital Beaujon, 100, boulevard du Général‐Leclerc, 92110 Clichy

L‘hypertension portopulmonaire est associée à une morbidité et à une mortalité importante pendant et après la transplantation hépatique. Donc, le diagnostic d‘une hypertension portopulmonaire doit être fait en pré‐opératoire. L‘échocardiographie est un test non invasif qui a une sensibilité de 100 %, une spécificité de 96 %, une valeur prédictive positive de 59 % et une valeur prédictive négative de 100 %. Si une hypertension pulmonaire est suggérée sur l‘échocardiographie, elle doit être confirmée par un cathétérisme cardiaque droite. Le traitement avec un vasodilatateur doit être installé à l‘hôpital puisqu‘il peut entraîner une hypotension, une aggravation des échanges gazeux pouvant causer la mort. Les prostacyclines et les analogues (époprosténol, iloprost, beraprost) sont les médicaments les plus utilisés aujourd‘hui. Des études avec les antagonistes de l‘endothéline et les inhibiteurs des phosphodiestérases sont en cours... La transplantation hépatique est un bon traitement chez les malades dont l‘hypertension pulmonaire est encore réversible, mais le risque de mortalité augmente si la pression artérielle pulmonaire moyenne est au‐dessus de 35 mmHg.