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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Hépatotoxicité médicamenteuse, quoi de neuf ? Volume 18, numéro 5, Septembre-Octobre 2011

Auteur
Hôpital Saint-Antoine, centre régional de pharmacovigilance, 184, rue du Faubourg-Saint-Antoine, 75571 Paris Cedex 12, France

En un an, 38 nouveaux médicaments et 674 références bibliographiques ont été indexés dans Hépatox ®, la base des données bibliographiques sur l’hépatotoxicité des médicaments. L’hépatotoxicité demeure la principale cause de retrait du marché des médicaments par les autorités de santé. Ainsi, le gemtozumab-ozogamicine, le kétoconazole, le sitaxentan et la stavudine ont été récemment retirés du marché en raison de leur hépatotoxicité. Les résumés des caractéristiques du nimésulide, de la nitrofurantoïne et du paracétamol ont été modifiés afin de réduire leur potentiel hépatotoxique. L’agomélatine, la dronédarone et l’oxaliplatine sont suspectés d’hépatotoxicité. Un syndrome d’hypersensibilité peut être induit par de nombreux médicaments, notamment les anti-épileptiques. Ce syndrome s’accompagne souvent d’une atteinte hépatique dans un contexte de réactivation virale. La notification des cas d’atteinte hépatique médicamenteuse aux centres régionaux de pharmacovigilance est indispensable pour évaluer régulièrement le rapport bénéfices/risques des médicaments.