John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Hépatotoxicité des antirétroviraux Volume 16, numéro 2, mars-avril 2009

Auteur
Service des maladies infectieuses et tropicales, hôpital Bichat, 46, rue Henri-Huchard, F-75018 Paris, France

L’introduction des antirétroviraux (ARV), en 1996, a transformé le traitement de l’infection par le VIH, mais la survie prolongée des patients repose sur la prise, à vie, d’ARV administrés en multithérapie. De ce fait, les effets secondaires des ARV deviennent une cause croissante de morbidité au cours de l’infection VIH. L’hépatotoxicité tient, parmi ces effets secondaires, une place importante. C’est une cause d’interruption précoce du traitement. Plusieurs mécanismes physiopathogéniques peuvent être à l’origine de la toxicité hépatique des ARV : la restauration immune à l’introduction des ARV, la toxicité mitochondriale des nucléosides, l’immunoallergie induite par certaines molécules et la toxicité directe dose-dépendante de certains ARV à métabolisme hépatique. D’autres mécanismes, liés au syndrome métabolique et à l’insulinorésistance, entraînant une stéatohépatite, sont, eux, moins bien compris. In fine, en pratique l’administration en multithérapie rend parfois complexe l’interprétation des anomalies hépatiques sous traitement.