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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Hépatite virale C chez les malades infectés par le virus de l’immunodéficience humaine Volume 6, numéro 4, Juillet - Août 1999

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L’hépatite C est la plus fréquente des hépatites virales observée chez les malades infectés par le virus de l’immunodéficience humaine. Les toxicomanes et les hémophiles sont les plus concernés, mais les transmissions sexuelle ou maternofœtale du virus de l’hépatite C sont plus fréquentes en cas de co-infection par le VIH. La charge virale du VHC est augmentée en cas de co-infection par le VIH. L’histoire naturelle de l’hépatite C est caractérisée par une évolution plus rapide vers la cirrhose en cas de co-infection par le VIH. L’explication n’en est pas connue mais est probablement multifactorielle, faisant intervenir l’immunodépression liée à l’infection à VIH, les facteurs virologiques et l’alcool. Malgré sa plus grande sévérité, il n’a jamais encore été démontré que l’infection virale C modifie la survie des malades infectés par le VIH. En ce qui concerne le traitement de l’hépatite C, seul l’interféron a été évalué chez les malades infectés par le VIH. Une réponse virologique prolongée semble possible mais rare, finalement peu différente de celle obtenue chez les malades non infectés par le VIH, et l’efficacité du traitement par l’interféron dépend du statut immunitaire. Du fait de l’évolution sévère de l’hépatite C et de l’influence péjorative de l’immunodépression sur la réponse à l’interféron, l’attitude actuelle est de traiter le plus tôt possible l’hépatite chronique C chez les malades infectés par le VIH, bien que les résultats peu satisfaisants obtenus avec l’interféron justifient l’évaluation rapide de l’association interféron-ribavirine, en attendant l’apparition d’antiprotéases anti-VHC.