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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Hépatite C chronique : bénéfices hépatiques et extrahépatiques attendus après traitement antiviral Volume 20, numéro 4, Avril 2013

Auteurs
Hôpital Cochin, Unité d’Hépatologie, 27 rue du Faubourg Saint Jacques, 75014 Paris, France, Université Paris Descartes, Paris, France, Inserm U.1016, Institut Cochin, Paris, France

L’infection chronique par le VHC touche environ 0,8 % de la population française ; elle est souvent responsable d’une hépatite chronique avec fibrose hépatique, voire d’une cirrhose chez environ 20 à 30 % des patients, et de manifestations extrahépatiques potentielles. La fibrogenèse est un processus dynamique, pouvant être accéléré par certains facteurs (co-infection VHB/VIH, syndrome métabolique, consommation chronique d’alcool), et exposant à une augmentation de la morbidité hépatique (carcinome hépatocellulaire, hypertension portale et/ou insuffisance hépatique). La morbidité extrahépatique est également plus élevée (diabète, vascularite cryoglobulinémique, athérosclérose, cancer), expliquant l’espérance de vie réduite des patients atteints d’hépatite C chronique.

Le traitement antiviral C permet une guérison virologique dans plus de 50 % des cas (et avec les nouvelles molécules dans plus de 90 % des cas) et ainsi une diminution de la morbi-mortalité hépatique (réduction du nombre de décompensations hépatiques et de carcinomes hépatocellulaires). Ces bénéfices sont directement liés à l’amélioration histologique après éradication virale, qui peut même aller jusqu’à une réversibilité de la cirrhose. Des bénéfices extrahépatiques ont été rapportés chez les patients co-infectés par le VIH, en particulier cardiovasculaires, et sont espérés chez les patients mono-infectés.

Cette revue a pour objectifs de rappeler les conséquences de l’hépatite C chronique en termes de morbi-mortalité hépatique et extrahépatique, et de présenter les bénéfices attendus d’un traitement antiviral efficace.