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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Hépatite aiguë au paracétamol Volume 25, supplément 4, Décembre 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Saint-Eloi, Service d’hépato-gastroentérologie et transplantation, 80 avenue Fliche, 34295 Montpellier Cedex 5, France
2 INSERM 1183
* Tirés à part

Le paracétamol est un des médicaments le plus consommés dans le monde. C’est également la première cause d’hépatite aiguë grave dans les pays développés. La toxicité du paracétamol est liée à son métabolisme hépatique et à l’accumulation de métabolites toxiques en cas d’overdose (> 10 g en une prise) ou de mésusage. Il s’agit quasi exclusivement d’hépatites aiguës cytolytiques. L’alcool, l’âge et la dénutrition sont des facteurs aggravants, ils induisent le CYP2E1 ou baissent les réserves en glutathion. Il existe un antidote, la N-acétylcystéine qui doit être instauré le plus rapidement possible après l’intoxication, idéalement dans les 12 heures. En cas d’hépatite aiguë grave ou fulminante, la transplantation hépatique peut être proposée avec de bons résultats à long terme ; néanmoins la guérison spontanée sans transplantation est la plus élevée parmi les hépatites médicamenteuses. Le respect des règles de bon usage du paracétamol et l’adaptation des doses selon le statut nutritionnel, l’âge, la fonction rénale et hépatique reste la meilleure prévention de l’hépatotoxicité du paracétamol.

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