John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Hépatectomie en 2 temps pour métastases hépatiques non résécables de cancer colorectal, une stratégie efficace Volume 21, numéro 4, Avril 2014

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
Centre Léon Bérard,
Département de Chirurgie Oncologique,
28 rue Laennec,
69008 Lyon, France
* Tirés à part

Le cancer colorectal s’accompagne de métastases hépatiques chez 30 à 50 % des patients. La chirurgie d’exérèse de ces métastases est le seul traitement potentiellement curatif, mais n’est réalisable que chez une minorité de patients. L’intensification des protocoles de chimiothérapie, les thérapies ciblées et les progrès techniques chirurgicaux ont permis, au cours de la dernière décennie, d’augmenter le nombre de patients candidats à une chirurgie. Certains patients présentent des métastases bilobaires, considérées comme non résécables, lorsque l’ensemble des lésions ne peut être traité en une seule hépatectomie en laissant un volume de foie suffisant. L’hépatectomie en deux temps peut permettre de traiter de tels patients, après une chimiothérapie d’induction efficace. Schématiquement, le principe est de nettoyer le futur foie restant de ces métastases et d’emboliser la veine porte du foie controlatéral lors du premier temps. Le traitement de la tumeur primitive, si elle est encore en place, peut s’intégrer au premier temps. Après un délai moyen de deux mois incluant le plus souvent la réalisation d’une chimiothérapie d’intervalle, le deuxième temps consiste à réséquer le foie embolisé. Environ un quart des patients ne peut avoir ce deuxième temps, principalement en raison d’une progression tumorale. Cette stratégie thérapeutique est sûre et efficace avec des résultats proches de ceux obtenus après hépatectomie conventionnelle, à la fois en termes de morbi-mortalité mais également d’un point de vue carcinologique avec une survie globale à 5 ans d’environ 42 %.