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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Exérèse du primitif et des adénopathies mésentériques chez les malades ayant des métastases hépatiques non résécables de tumeur neuroendocrine de l’intestin grêle : quel est l’état de nos connaissances ? Volume 23, supplément 2, Octobre 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Robert-Debré,
service de chirurgie générale,
digestive et endocrinienne,
avenue du Général-Koenig,
51026 Reims cedex, France
2 Hôpital Robert-Debré,
service d’hépato-gastroentérologie et de cancérologie digestive,
avenue du Général-Koenig,
51026 Reims cedex, France
3 Hôpital Maison Blanche,
service de radiologie,
avenue du Général-Koenig,
51026 Reims cedex, France
* Tirés à part

Les tumeurs neuroendocrines de l’intestin grêle (TNEig) présentent des métastases hépatiques (MH) non résécables dans près d’un tiers des cas. Dans la stratégie de prise en charge de ces malades, la question de la résection de la tumeur primitive et des adénopathies mésentériques métastatiques n’est pas réglée. Des données de la littérature suggèrent un possible bénéfice de la résection du primitif et des adénopathies mésentériques chez des malades ayant des MH non résécables, mais ces données sont pauvres en éléments factuels. En effet, toutes les séries sont rétrospectives et comparent des groupes de patients hétérogènes. Lorsque la tumeur primitive et/ou les adénopathies sont symptomatiques, l’exérèse est de facto nécessaire. De même, chez les malades ayant des MH résécables, l’exérèse de la tumeur primitive et la lymphadénéctomie appropriée semble améliorer la survie tout en évitant la survenue de complications évolutives (occlusion, hémorragie). En revanche, chez les malades ayant des MH non résécables de TNEig avec une tumeur primitive et des métastases ganglionnaires mésentériques asymptomatiques (hormis le syndrome carcinoïde), aucune étude n’a pu clairement démontrer l’intérêt de l’exérèse de la tumeur primitive et des ganglions. De ce fait, chez ces malades sélectionnés, nous pensons qu’une étude prospective randomisée est le meilleur moyen de répondre à cette question.