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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Épidémiologie des tumeurs neuroendocrines digestives : la situation en France Volume 20, numéro 3, Mars 2013

Auteurs
Hôpital Edouard Herriot, département d’oncologie digestive, Pavillon E, 69437 Lyon cedex 03, France, Hôpital Edouard Herriot, service central d’anatomie et cytologie pathologique, 69437 Lyon cedex 03, France, INSERM CRI 866, Université de Bourgogne, CHU de Dijon, Registre bourguignon des cancers digestifs

Il existe peu de données disponibles concernant l’incidence et les facteurs pronostiques des tumeurs neuroendocrines (TNE) digestives malignes en France. Les TNE sont rares et représentent environ 1 % des cancers digestifs. En France, l’incidence des TNE digestives malignes est estimée dans le registre bourguignon à 1,1/100 000 chez l’homme et 0,9/100 000 chez la femme. L’incidence augmente au cours du temps et dépasse probablement les 1 000 nouveaux cas par an en France. Du fait de leur longue survie, les TNE constituent, après le cancer colorectal, le cancer digestif dont la prévalence est la plus élevée. La plupart des TNE sont bien différenciées ; les carcinomes neuroendocrines peu différenciés représentent moins de 20 % des TNE digestives. Parmi les TNE bien différenciées, les localisations les plus fréquentes sont l’intestin grêle et le pancréas. Les TNE fonctionnelles sont rares (< 20 %) ; les plus fréquentes sont les tumeurs carcinoïdes, les insulinomes et les gastrinomes. Plus de la moitié des TNE sont diagnostiquées au stade métastatique, principalement au niveau hépatique. Le degré de différenciation, le grade histologique, la localisation du primitif et le stade sont les principaux facteurs pronostiques. Les taux de survie relative à cinq ans étaient de 4,5 % pour les tumeurs peu différenciées contre plus de 55 % pour les TNE bien différenciées.