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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Épidémiologie des tumeurs endocrines digestives Volume 16, numéro spécial 3, octobre 2009

Auteurs
Inserm UMR 866, registre bourguignon des cancers digestifs, faculté de médecine, 7, boulevard Jeanne-d’Arc, 21000 Dijon, France

Il existe peu de données disponibles concernant l’incidence et les facteurs pronostiques des tumeurs endocrines digestives malignes (TEDM). Les TEDM sont d’une grande rareté : elles représentent environ 1 % de l’ensemble des tumeurs. Leur taux d’incidence standardisé sur l’âge, estimé à 1,0/100 000 habitants, augmente au cours du temps. La classification internationale des TEDM les classe à la fois en fonction de leur localisation et de leur type histopathologique, distinguant les tumeurs bien différenciées de pronostic favorable et les tumeurs peu différenciées particulièrement agressives. Elle regroupe les tumeurs endocrines pancréatiques, et digestives. La répartition de ces tumeurs endocrines peu différenciées n’est pas homogène à l’échelle de l’Europe. L’âge moyen au diagnostic est plus bas que pour les autres cancers digestifs. Globalement, en Europe la moitié des patients atteints de TEDM sont vivants à cinq ans. Mais il existe des différences significatives entre les différents pays européens. Le degré de différenciation, la localisation et le type histologique sont les principaux facteurs de pronostic. Les taux de survie relative à cinq ans étaient de 4,5 % pour les tumeurs peu différenciées versus plus de 55 % pour les TEDM bien différenciées. Beaucoup de cancers sont diagnostiqués à un stade avancé.