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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Entéropathie médicamenteuse cœliaque-like Volume 30, numéro 8, Octobre 2023

Tableaux

Auteur
Hôpital Européen Georges Pompidou, Service d’hépato-gastroentérologie, 20 rue Leblanc, 75015 Paris
* Correspondance : S. Khater

Des lésions d’atrophie villositaire peuvent être causées par de nombreux médicaments. Une cause médicamenteuse doit toujours être cherchée en cas d’atrophie villositaire séronégative et en l’absence de réponse au régime sans gluten. L’olmesartan, un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II, expose à un risque élevé d’entéropathie grave et est la cause la plus fréquente d’atrophie villositaire médicamenteuse. L’entéropathie semble plus rare avec les autres sartans, même si des cas ont été rapportés. Chez les patients greffés, le mycophénolate mofétil est la cause la plus fréquente d’atrophie villositaire, avec des lésions histologiques similaires à celles observées dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou la maladie du greffon contre l’hôte. Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire sont souvent responsables d’entérocolite inflammatoire et de colite microscopique, mais des cas d’atrophie villositaire et des cas d’authentique maladie cœliaque ont également été décrits.