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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Entérocolite aiguë à Campylobacter, une maladie infectieuse émergente : de la bactériologie au traitement Volume 24, numéro 4, Avril 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5

Tableaux

Auteur
Centre hospitalier de Marne-la-Vallée,
service d’hépato-gastro-entérologie,
2-4 cours de la Gondoire 77 600 Jossigny,
France

La campylobactériose est considérée comme l’une des principales zoonoses d’origine alimentaire chez l’homme dans le monde. Dans la plupart des pays industrialisés, l’incidence des infections à Campylobacter est devenue la première cause de diarrhée aiguë bactérienne devant la salmonellose. La voie essentielle de transmission à l’homme est liée soit à la contamination croisée d’aliments mangés crus à partir de viande de contaminée, soit à la consommation de viandes crues ou insuffisamment cuites. Les viandes de volailles sont les viandes les plus fréquemment et fortement contaminées par la bactérie. C. jejuni et C. coli sont les 2 les plus souvent rencontrées, représentant respectivement 80 à 90 % et 5 à 10 % des campylobactérioses humaines. Même si l’infection est généralement bénigne, l’entérite à Campylobacter peut évoluer vers des complications infectieuses graves avec bactériémies et foyers infectieux extradigestifs et d’origine immune comme le syndrome de Guillain-Barré. Campylobacter jejuni est l’un des principaux agents infectieux incriminé dans la survenue de cette polyradiculo-neuropathie aiguë. On observe une résistance accrue aux antibiotiques, liée pour une grande partie à leur utilisation chez les animaux d’élevage, et plus particulièrement aux quinolones. En France, les taux de résistances aux quinolones sont supérieurs à 56 % et 65 % respectivement pour C. jejuni et C. coli. Le traitement par macrolide est de ce fait le traitement de première intention, les taux de résistance étant en revanche de seulement 2,5 %.