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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Efficacité du cilansétron dans un traitement de 3 mois des manifestations diarrhéiques chez les patients ayant un syndrome de l’intestin irritable avec diarrhée prédominante Volume 12, numéro 6, Novembre-Décembre 2005

Auteurs
  • Page(s) : 436
  • Année de parution : 2005

Auteur(s) : Thierry Piche, Miner PB, Pruitt RE, Carter S, Caras S, Krause G, Steinborn C.

Faits marquants de la motricité digestive au congrès de l’AGA 2005 à Chicago

Les antagonistes des récepteurs 5-HT3 ont une place importante dans la prise en charge des vomissements chimio-induits. Les effets secondaires sont rares et la constipation est reportée dans 4-8 % des cas. Une amélioration de la consistance des selles a été observée dans plusieurs études contrôlées après administration d’ondansétron ou d’alosétron chez des sujets sains ou atteints de SII. Ces données sont en accord avec les temps de transit ralentis qui ont été observés chez des sujets sains ou porteurs d’un SII qui recevaient l’ondansétron, l’alosétron ou le cilansétron. Le bénéfice du cilansétron dans le SII avec diarrhée a été établi sur des études contrôlées chez plus de 4 000 malades dans le monde et a conduit les laboratoires Solvay Pharma à déposer une demande de « new drug approval » en 2004 à la FDA. Les cas de colite ischémique rapportés sous anti 5-HT3 motivaient la désapprobation de la FDA et la demande d’études complémentaires formulées à l’industriel. Dans cette étude randomisée en double aveugle contre placebo, le cilansétron était administré à la dose de 2 mg par jour chez des malades porteurs d’un SII avec diarrhée. Les répondeurs au traitement étaient définis par une amélioration des symptômes de plus de 50 % à l’occasion de leur évaluation symptomatique hebdomadaire. Six cent quatre-vingt-douze malades ont été inclus en intention de traiter (205 H, 487 F). Après trois mois de traitement, les malades sous cilansétron voyaient une amélioration significative des symptômes (53 vs 30 %, p < 0,001). La réduction de la fréquence et l’amélioration de la consistance des selles ainsi que la diminution des impériosités étaient significativement plus fréquentes et importantes sous cilansétron que sous placebo. Ces différences persistaient après une stratification sur le sexe (tableau 1). Dans cette étude, la constipation était l’effet indésirable le plus souvent observé (19 vs 4 %) et était plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Un cas de colite ischémique spontanément résolutif a été suspecté et attribué au cilansétron.

Cette étude confirme que le cilansétron est efficace pour traiter la diarrhée associée au SII chez les deux sexes.

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