John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Données récentes sur l’hépatite E Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
Auteurs
1 CHU Toulouse, Hôpital Rangueil, Service d’hépatologie, 1 avenue du Professeur Jean Poulhès, 31400 Toulouse
2 CHU Toulouse, Hôpital Purpan, Laboratoire de virologie, place du Docteur Baylac, TSA 40031, 31059 Toulouse cedex 9
3 CHU Toulouse, Hôpital Rangueil, Service de néphrologie et de transplantation d’organe, 1 avenue du Professeur Jean Poulhès, 31400 Toulouse
* Correspondance
  • Mots-clés : hépatite E, manifestations neurologiques, syndrome de Parsonage-Turner, syndrome de Guillain-Barré, cirrhose, ribavirine
  • DOI : 10.1684/hpg.2019.1926

L’hépatite E est la première cause d’hépatite virale aiguë dans le monde. C’est un véritable fléau responsable de 70 000 décès par an. En France, environ 2 600 cas ont été répertoriés en 2018. Le virus de l’hépatite E est un virus à ARN simple brin non enveloppé, appartenant au genre Orthohepevirus, classé dans la famille des Hepeviridae. Dans les pays développés, l’hépatite E est considérée comme une zoonose et les cas sont majoritairement autochtones. La transmission se fait via l’ingestion de viande contaminée, notamment de porc. Elle évolue de façon sporadique. Les génotypes 3 et 4 sont les génotypes prédominants. La population touchée est âgée, et il a été décrit des passages à la chronicité chez les patients immunodéprimés avec un risque d’évolution vers la cirrhose. Dans la majorité des cas, les patients sont asymptomatiques mais il existe des formes graves. L’hépatite E aiguë ne nécessite habituellement aucun traitement et la guérison est spontanée chez les sujets immunocompétents. Un traitement antiviral par ribavirine est proposé dans les formes chroniques chez l’immunodéprimé. La prévention de l’hépatite E est essentielle. Elle repose sur des mesures strictes d’hygiène ainsi qu’une amélioration des infrastructures de traitement des eaux usées dans les pays en développement.