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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Dépistage des atteintes hépatiques et biliaires au cours des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Conséquences sur la prise en charge Volume 19, numéro 4, Avril 2012

Auteurs
Centre hospitalier Lyon-Sud, service d’hépato-gastroentérologie, 69495 Pierre-Bénite ; Inserm U851, Faculté de Médecine Lyon-Sud Charles Mérieux, Oullins, France

La découverte d’anomalies biologiques hépatiques lors du diagnostic ou au cours du suivi d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) est un évènement fréquent. Ces manifestations hépato-biliaires sont souvent latentes et n’entraînent, au moins au début, aucun signe clinique. Leur dépistage repose sur de simples tests biologiques hépatiques et l’identification de leurs causes est importante, puisque certaines sont potentiellement graves à moyen ou long terme. Inversement, imputer à tort à un médicament les perturbations hépatiques conduit le plus souvent à son exclusion injustifiée dans la prise en charge thérapeutique. La cholangite sclérosante primitive est rare dans les MICI (environ 5 %), mais justifie une prise en charge et une surveillance spécifique. À côté de l’atteinte biliaire, une atteinte hépatique parenchymateuse ou vasculaire est possible sous forme de stéatose, amylose, granulomatose, hépatite médicamenteuse ou auto-immune, thrombose portale ou hyperplasie nodulaire régénérative. Des manifestations hépatiques ont été rapportées avec la quasi-majorité des traitements utilisés dans la prise en charge des MICI, même si les analogues des purines sont les plus fréquemment mis en cause.