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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Conséquences motrices de la chirurgie gastrique Volume 4, numéro 1, Janvier - Février 1997

Auteurs
Groupe de biochimie et de physiopathologie digestive et nutritionnelle, hôpital Charles-Nicolle, 1, rue de Germont, 76031 Rouen Cedex, France.

Des modifications de la vidange et de la motricité gastriques sont les conséquences possibles de la quasi-totalité des gestes chirurgicaux concernant l'estomac. Parmi ceux-ci, la gastrectomie distale avec rétablissement de la continuité avec une anse en Y selon le procédé de Roux est l'intervention qui paraît exposer le plus à ce type de complication. Le désordre opératoire le plus habituellement observé est un retard d'évacuation de la phase solide du repas. Inversement, certains gestes peuvent accélérer la vidange initiale des liquides (vagotomie tronculaire) ou des deux phases du repas (gastrectomie distale avec anastomose gastro-jéjunale selon Finsterer). Le plus souvent les symptômes ont une faible valeur d'orientation vers le mécanisme du désordre post-opératoire, et des explorations fonctionnelles sont nécessaires, notamment dans les résistances au traitement de première intention. Ce traitement s'appuie essentiellement sur des conseils hygiéno-diététiques (modifications du volume et de la composition des repas) et l'administration de prokinétiques. Le recours à une voie d'administration autre que la voie orale est parfois nécessaire pour permettre à ces médicaments d'être actifs. L'érythromycine, option thérapeutique nouvelle pour les gastroparésies, est un indiscutable progrès thérapeutique. La totalisation de la gastrectomie a des indications très limitées qui doivent être discutées au cas par cas. Quant à la stimulation électrique du moignon de gastrectomie ou du grêle sous-jacent, elle demeure encore dans le domaine des thérapeutiques expérimentales.