John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Comment optimiser la prise en charge de la colite aiguë grave ? Volume 17, numéro spécial 4, Volume 17, numéro spécial 4

Auteur
Service d'hépato-gastroentérologie, Hôpital Haut-Lévêque, CHU de Bordeaux, 33600 Pessac, France, Inserm U853, Laboratoire de bactériologie, Université Bordeaux II, 33000 Bordeaux, France

La colite aiguë grave (CAG) est une complication qui survient chez 10-15 % des malades atteints de rectocolite hémorragique (RCH). Elle est volontiers inaugurale. Son diagnostic est avant tout clinique et repose sur les critères classiques de Truelove et Witts. Au stade initial, une surinfection par un pathogène, plus particulièrement par le Clostridium difficile ou le cytomégalovirus, doit être cherchée. La prise en charge est ensuite médicochirurgicale et repose sur des séquences thérapeutiques courtes qui, à chaque étape, doivent faire discuter la colectomie en urgence. En 2010, le traitement de première intention de la poussée sévère de RCH non compliquée reste la corticothérapie intraveineuse. Son échec est avéré après j5 et prédit dès j3. Il n'y alors plus rien à attendre des corticoïdes intraveineux. Deux options thérapeutiques sont alors envisageables : la colectomie ou un traitement médical de deuxième ligne qui peut être la ciclosporine ou l'infliximab. L'essai CYSIF en cours permettra de déterminer la molécule la plus efficace et la mieux tolérée dans cette situation. Un traitement médical de troisième ligne n'est habituellement pas recommandé et ne peut être proposé que dans un centre référent.