John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Colorations et nouvelles techniques endoscopiques Volume 20, numéro 7, Septembre 2013

Auteur
CHU Hôtel-Dieu, Institut des maladies de l’appareil digestif, 1 place Ricordeau, Nantes Cedex 44093, France ; Unité Inserm 913, 1 place Ricordeau, Nantes Cedex 44093, France

La très grande majorité des examens endoscopiques est effectuée en lumière blanche. Malgré la qualité de l’image, dont la résolution a été largement améliorée en une dizaine d’années, cette endoscopie « conventionnelle » en lumière blanche reste limitée par la difficulté : 1) à détecter des zones dysplasiques planes, par exemple au sein de l’endobrachyœsophage ou des maladies inflammatoires chroniques intestinales, et 2) à caractériser la muqueuse digestive de manière fiable sur le plan histologique. Cette caractérisation est indispensable afin de mieux orienter le traitement en temps réel des lésions détectées, voire de se substituer à l’histologie standard à l’avenir. Les colorations et les autres nouvelles techniques, dont l’endomicroscopie confocale, peuvent être utilisées seules ou en association afin d’améliorer à la fois la détection, le diagnostic de nature et le bilan d’extension des lésions néoplasiques digestives précoces. Parmi les techniques développées récemment, les colorations optiques (en particulier le narrow band imaging) et l’endomicroscopie confocale constituent les avancées les plus prometteuses et ont d’ores et déjà intégré l’arsenal endoscopique des centres experts. Cependant, les performances réelles de ces techniques dans des essais multicentriques larges ainsi que la possibilité de diffusion dans une pratique clinique « de routine » restent encore à déterminer, même si leur courbe d’apprentissage semble relativement rapide. Cet article a pour but de faire une synthèse sur les principales méthodes utiles voire indispensables à l’heure actuelle et sur leurs résultats chez l’homme en fonction des indications.