John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Colite post-chimiothérapie ou thérapie ciblée : quels diagnostics évoquer ? Volume 22, numéro 6, Juin 2015

Auteurs
1 Hôpital Cochin,
service de gastro-entérologie,
27 rue du Faubourg Saint Jacques,
75014 Paris, France
2 Institut Curie,
département d’oncologie génétique,
26 rue d’Ulm,
75005 Paris, France
* Tirés à part

Les traitements systémiques utilisés en cancérologie (agents cytotoxiques et thérapeutiques ciblées) sont fréquemment responsables d’effets indésirables digestifs (nausées, vomissements, diarrhée) qui nécessitent un traitement symptomatique. La fréquence de ces symptômes ne doit pas faire perdre de vue la possibilité de survenue d’une authentique colite, dont l’incidence est beaucoup plus faible (< 10 %), mais dont la sévérité et les complications potentielles imposent un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée.On distingue plusieurs entités : la colite infectieuse à Clostridium difficile, la colite neutropénique, ou encore la colite ischémique. Le diagnostic de colite doit également être évoqué en cas de troubles digestifs chez les patients traités par diverses biothérapies, administrées seules ou a fortiori en association avec des agents cytotoxiques. La colite associée à l’ipilimumab est la mieux décrite mais d’autres agents peuvent être en cause, en particulier le sorafénib, le sunitinib et le rituximab. Les caractéristiques de ces différentes entités seront développées dans cette revue.