John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Cholangite sclérosante : les rôles de l'endoscopie Volume 17, numéro 5, septembre-octobre 2010

Auteurs
Service d'hépato-gastroentérologie, Hôpital Nord, Chemin des Bourrely, 13915 Marseille cedex 20, France

La prise en charge endoscopique de la cholangite sclérosante primitive est aussi bien diagnostique que thérapeutique. Compte tenu d'un risque infectieux majoré, la cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) est réservée à certains cas, l'IRM ayant remplacé les indications diagnostiques usuelles. Ainsi la CPRE, plus sensible, est indiquée dans le diagnostic des formes débutantes. L'apport de l'échoendoscopie intracanalaire et de la cholangioscopie est encore en évaluation. Le prélèvement histologique des sténoses dominantes des voies biliaires est la principale indication diagnostique de la CPRE, dans le but d'écarter un cholangiocarcinome. La faible sensibilité de la cytologie « de routine » (proche de 50-60 %) a conduit au développement de nouvelles techniques prometteuses comme la fluorescence par hybridation in situ (FISH). Le traitement endoscopique est réservé aux patients symptomatiques présentant une sténose biliaire dominante, observée chez 15 à 20 % des patients. Les modalités incluent la sphinctérotomie endoscopique associée à une dilatation pneumatique, souvent répétée. La pose d'une prothèse ne doit pas être systématique, et doit être de courte durée. Le taux global de complications de la CPRE est semblable à celui des autres indications, mais il existe une surmorbidité infectieuse justifiant une antibioprophylaxie systématique. En comparaison à des modèles théoriques, le traitement endoscopique pourrait augmenter la proportion de patients en vie sans transplantation hépatique.