John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Cholangiocarcinome : prise en charge et traitement chirurgical Volume 2, numéro 6, Novembre - Décembre 1995

Auteurs
centre de chirurgie viscérale et de transplantation, hôpital universitaire de Hautepierre, avenue Molière, 67098 Strasbourg Cedex, France.

Les cholangiocarcinomes extra-hépatiques, c'est-à-dire l'ensemble des tumeurs malignes développées à partir des voies biliaires depuis le hile du foie jusqu'à leur abouchement dans le duodénum, sont rares ; ils représentent environ 1 % à 5 % de tous les cancers digestifs. Souvent diagnostiquées tardivement, ces tumeurs bénéficient des progrès réalisés dans l'exploration radiologique des voies biliaires et peuvent être reconnues plus précocement, c'est-à-dire à un stade évolutif autorisant une exérèse chirurgicale complète des lésions, seule chance de guérison de ces malades. C'est dire l'intérêt d'une collaboration médico-chirurgicale étroite au service d'un diagnostic précoce et d'une stratégie thérapeutique la mieux adaptée à chaque cas. La présente mise au point apporte des points de repère sur les sujets suivants : (1) incidence, anatomopathologie et facteurs de risque des cancers des voies biliaires extra-hépatiques, successivement pour le cancer de la vésicule biliaire et le cancer de la voie biliaire principale ; (2) les cancers de la vésicule biliaire, pour lesquels sont rappelés les circonstances de découverte, le diagnostic et le traitement chirurgical sans omettre le rôle éventuel des traitements adjuvants, radiothérapie et chimiothérapie ; (3) les cancers de la voie biliaire principale, pour lesquels sont successivement évoqués les circonstances de découverte, les procédés agnostiques, et la stratégie thérapeutique là encore essentiellement chirurgicale. Les interventions palliatives comprennent les dérivations bilio-digestives, d'une part, les intubations transtumorales d'autre part. Si les cancers des voies biliaires sont grevés d'un pronostic globalement péjoratif, les possibilités d'exérèse ne doivent jamais être méconnues. Seule la résection complète de ces tumeurs est susceptible d'offrir une survie longue et un espoir de guérison définitive à ces patients. La place de la transplantation hépatique, probablement très limitée, ne mérite d'être envisagée que pour certaines tumeurs du hile, strictement limitées au foie et aux voies biliaires.