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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Chimiothérapies dans les adénocarcinomes gastriques métastatiques Volume 13, numéro 2, Mars-Avril 2006

Auteurs
Hépato-gastroentérologie, CHU Robert Debré, avenue du général Koenig, 51092 Reims Cedex

Bien que les cancers gastriques métastatiques soient chimiosensibles, leur pronostic reste mauvais avec une médiane de survie ne dépassant jamais un an dans les multiples essais thérapeutiques. À l’inverse des cancers coliques, les indications d’exérèse sont exceptionnelles. Les réponses objectives sont fréquentes, mais très rarement complètes et de courte durée. Après les résultats d’études randomisées, il est acquis que les polychimiothérapies prolongent la durée de survie d’environ 6 mois par rapport aux soins palliatifs, chez des patients sélectionnés en bon état général. Les polychimiothérapies sont plus actives que les monochimiothérapies mais avec un faible bénéfice en terme de durée de survie. De plus, elles sont souvent non applicables chez des patients plus altérés ou âgés que ceux atteints de cancers coliques. Parmi les nombreuses combinaisons testées, l’association épirubicine-cisplatine-5FU continu (ECF) a le meilleur rapport efficacité/toxicité. L’association LV5FU2-cisplatine, moins astreignante, est plus souvent prescrite. Le choix de la chimiothérapie palliative (LV5FU2, LV5FU2-cisplatine ou ECF) sera conditionné par l’âge, le terrain, l’état général, mais aussi le souhait du patient. Les nouvelles alternatives de polychimiothérapies incorporant l’irinotécan ou le docétaxel font espérer des progrès grâce à l’intégration de plusieurs lignes de chimiothérapie dans la stratégie thérapeutique palliative. La substitution du 5FU continu par la capécitabine orale d’une part, et du cisplatine par l’oxaliplatine d’autre part, pourrait améliorer le confort des patients et leur tolérance aux traitements. La place des biothérapies reste à déterminer.