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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Carcinome épidermoïde du canal anal : traitement médical des formes avancées ou récidivantes inopérables et métastatiques Volume 22, numéro 3, Mars 2015

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Institut Curie, Groupe hospitalier, Département d’oncologie médicale, 26 rue d’Ulm, 75248 Paris Cedex, France
2 Institut Curie, Groupe hospitalier, Hôpital René Huguenin, Département de radiothérapie, 35 rue Dailly, 92210 Saint-Cloud, France
3 Institut Curie, Groupe hospitalier, Hôpital René Huguenin, Département d’oncologie médicale, 35 rue Dailly, 92210 Saint-Cloud, France
4 Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, UFR des Sciences de la Santé, Montigny-Le-Bretonneux, France
* Tirés à part

Les carcinomes épidermoïdes du canal anal (CECA) sont souvent diagnostiqués à un stade d’extension locale ou locorégionale. Les formes avancées sont relativement rares. Elles correspondent, dans la grande majorité des cas, à des évolutions locorégionales inopérables ou métastatiques métachrones. Le pronostic est globalement péjoratif mais hétérogène et conditionné par le mode de présentation. Les données de la littérature relatives au traitement de ces formes avancées sont peu nombreuses et de médiocre qualité. La chimiothérapie cytotoxique est l’élément central de la prise en charge. L’association 5-fluorouracile (5-FU) et cisplatine (CDDP) est l’option privilégiée en première ligne, en particulier chez les patients récidivant après une radiochimiothérapie initiale avec 5-FU et mitomycine C (MMC). Les associations comportant un taxane semblent être intéressantes et méritent d’être évaluées prospectivement. La radiothérapie stéréotaxique et la chimiothérapie intra-artérielle sont des modalités thérapeutiques à considérer pour les lésions pelviennes récidivantes en zone irradiée mais nécessitent aussi d’être évaluées prospectivement. Aucune thérapie ciblée n’est actuellement recommandée. Les connaissances actuelles concernant les altérations moléculaires associées aux CECA plaident en faveur de l’évaluation d’agents ciblant le récepteur de l’EGF (REGF) et la voie de signalisation PI3KCA/mTor. Des stratégies de prise en charge « agressives » et des approches combinées, décidées en réunion de concertation pluridisciplinaire, permettent parfois d’obtenir des résultats favorables et des survies prolongées chez des malades sélectionnés.