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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Cancer du pancréas, mutations BRCA 1/2 et inhibiteurs de PARP : l’étude POLO et après ? Volume 28, numéro 6, Juin 2021

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Paul-Brousse, Université de Paris-Saclay, service d’oncologie digestive et médicale, 94800 Villejuif
2 Hôpital Beaujon, Université de Paris, Unité d’oncologie hépatique, 92110 Clichy
* Correspondance

Une mutation germinale d’un gène BRCA1 ou BRCA2 est identifiée chez 5 % à 7 % des malades atteints de cancer du pancréas. Du fait de l’altération de la fonction de ces gènes, la réparation des cassures de l’ADN repose alors sur une voie alterne (PARP) dont l’inhibition peut aboutir à la mort cellulaire. L’étude de phase III POLO a montré que l’inhibiteur de PARP olaparib, administré en traitement de maintenance chez les malades ayant un cancer du pancréas métastatique avec mutation germinale BRCA1/2 et traités au préalable par chimiothérapie avec un sel de platine, peut augmenter significativement le temps de contrôle tumoral. Cette étude a généré des critiques et soulevé aussi des questions quant à la transposition de l’efficacité vis-à-vis des mutations somatiques des gènes BRCA1/2 mais aussi des autres gènes de réparation de l’ADN. La prédictibilité de l’efficacité des inhibiteurs de PARP dans ces cancers et l’utilité de leur association aux immunothérapies doivent être étudiées. L’intérêt pour les thérapies ciblées sur des anomalies génétiques dans les cancers du pancréas (BRCA 1/2 mais aussi NTRK, NRG1, MMR…) est relancé.