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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Cancer colorectal métastatique : place de la pause et du traitement d’entretien Volume 22, numéro 4, Avril 2015

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
Hôpital privé Jean Mermoz, service d’oncologie digestive, 55 avenue Mermoz, 69008 Lyon, France
* Tirés à part

L’allongement de la durée de survie dans le traitement du cancer colorectal métastatique impose des stratégies thérapeutiques comprenant des périodes de traitement d’entretien, voire des pauses thérapeutiques complètes, afin d’éviter la survenue de toxicités cumulatives (neurotoxicité de l’oxaliplatine) et la lassitude physique et psychologique associée à l’utilisation d’une chimiothérapie prolongée. Plusieurs essais randomisés ont évalué ces stratégies, essentiellement dans le cas de chimiothérapies d’induction fondées sur une association 5-FU-oxaliplatine et ont permis de montrer que la stratégie « stop and go » avec l’oxaliplatine pouvait être considérée comme un standard thérapeutique ne compromettant pas la survie des patients. Un traitement d’entretien ou de maintenance peut succéder à une chimiothérapie d’induction plus agressive de 3 à 6 mois. Le traitement de maintenance idéal reste à définir mais une association 5-FU-bévacizumab apparaît comme un traitement de référence. La place des anticorps anti-EGFR reste à préciser car aucun essai de phase III ne les évalue dans cette situation. Les pauses complètes sont à réserver aux patients très bons répondeurs aux traitements d’induction et ne peuvent être planifiées de façon prédéterminée. Une durée préalable à toute pause de 4 à 6 mois de chimiothérapie paraît souhaitable.