John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Apport des prothèses d’apposition luminale dans le drainage de la nécrose pancréatique organisée Volume 27, numéro 5, Mai 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 CHRU de Strasbourg, Nouvel Hôpital Civil, Pôle Hépato-digestif, Service d’hépato-gastroentérologie, 1, quai Louis Pasteur, 67000 Strasbourg
2 Centre Hospitalier Dron, Service d’hépato-gastroentérologie, Tourcoing
3 Centre Hospitalier Saint Philibert, GHICL, Service de pathologie digestive, Lomme
* Correspondance

La nécrose pancréatique organisée (NOP) compliquant un épisode de pancréatite aiguë sévère grève le pronostic. De nombreuses études se sont intéressées à la prise en charge de ces patients, faisant passer d’une prise en charge chirurgicale à une approche progressive « step-up » intégrant les drainages par voie radiologique puis endoscopique.

Le drainage endoscopique a été initialement réalisé avec des prothèses plastiques puis des prothèses métalliques couvertes. Cette technique a permis d’accéder via le tube digestif à la nécrose pancréatique et de développer la nécrosectomie endoscopique. De nouvelles prothèses dites d’apposition luminale sont apparues récemment. Il a été montré un important succès technique et clinique avec un taux de résolution de la nécrose pancréatique de l’ordre de 95 % et un faible taux de récidive. Un nouveau système « tout-en-un » a révolutionné la mise en œuvre de ces prothèses diminuant le nombre d’instruments et de manipulations nécessaires rendant la pose plus facile et rapide.

Cependant, il a été décrit des complications sévères notamment à distance de la pose par lésion d’un vaisseau adjacent justifiant une surveillance rapprochée et un retrait précoce de la prothèse. Par ailleurs, il existe un surcoût à mettre en balance avec les succès technique et clinique.

Les prothèses d’apposition luminale redéfinissent la prise en charge de la NOP. Les taux de succès technique et clinique importants mis en évidence dans les études en témoignent.

Il faut cependant réserver cette technique aux centres experts afin de proposer une approche « step-up » en coordination avec les équipes de radiologie et de chirurgie mais aussi en raison de complications parfois graves lors de la pose ou au décours, et du surcoût qu’engendrent ces prothèses. Il semble intéressant que de nouvelles études soient réalisées afin de préciser la gestion de ces prothèses et de leurs complications.