John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Antibioprophylaxie et endoscopie digestive Volume 9, numéro 1, Janvier - Février 2002

Auteur
Service de gastro-entérologie, hôpital Nord, chemin des Bourrely, 13915 Marseille Cedex 20.

La mise en œuvre d'une antibioprophylaxie digestive impose de résoudre trois problèmes : les groupes de patients concernés, les procédures endoscopiques à risque et le type de protocole à appliquer. Le groupe de patients concernés a été essentiellement défini par l'American Heart Association. Il s'agit de patients considérés à haut risque, présentant un antécédent d'endocardite, une prothèse valvulaire cardiaque, un shunt chirurgical systémique-pulmonaire, une prothèse vasculaire de moins de un an. Dans ces situations, l'antibioprophylaxie doit être appliquée pour toute procédure à risque endoscopique élevé et au cas par cas pour les procédures endoscopiques de risque modéré. Les autres groupes, dits à risque modéré ou faible, ne nécessitent pas d'antibioprophylaxie systématique. Les procédures endoscopiques à risque sont la cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique avec obstacle biliaire ou pseudo-kyste pancréatique, la gastrostomie per-endoscopique, la sclérose de varices ou la dilatation de sténose digestive qui nécessitent une antibioprophylaxie quel que soit le groupe de patient concerné. Enfin, les protocoles d'antibioprophylaxie doivent être adaptés aux germes rencontrés le plus fréquemment qui, dans le cas des procédures d'endoscopie digestive haute, sont le plus souvent des germes commensaux de la cavité bucco-pharyngé. Ces protocoles ne sont pas harmonisés entre les principales sociétés savantes, américaines ou européennes, à la différence des recommandations concernant les groupes de patients ou les procédures endoscopiques à risque.