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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Anti-NS5A associés au sofosbuvir : quelle place dans la prise en charge des patients en pré- et post-transplantation hépatique ? Volume 23, supplément 1, Février 2016

Illustrations

  • Figure 1
Auteurs
CHU Saint-Éloi, service d’hépato-gastroentérologie et transplantation hépatique, 80, rue Augustin Fliche, 34295 Montpellier cedex 5, France
* Tirés à part

La récidive virale C après la transplantation hépatique est un problème majeur avec des conséquences sur la survie du patient et du greffon à moyen terme. L’éradication virale avant la greffe permet de s’affranchir de la récidive virale post-greffe. Auparavant, le traitement de l’hépatite C à base d’interféron était contre-indiqué avant la greffe en cas de cirrhose décompensée et difficile à manier, après la greffe, du fait d’un risque de rejet important, d’une mauvaise tolérance et de résultats médiocres. L’association du sofosbuvir avec un inhibiteur NS5A obtient une guérison virologique dans 90 % des cas chez les patients porteurs d’une cirrhose compensée. Dans les formes graves de cirrhose décompensée, la récupération de la fonction hépatocellulaire reste incertaine avec un risque de décompensation possible. En post-greffe, les antiviraux d’action directe ont été une révolution avec une efficacité identique aux résultats rapportés hors situation de greffe. La place d’un traitement préemptif après la transplantation hépatique doit être étudiée, du fait du caractère inéluctable de la récidive.