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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Anatomie pathologique : quels renseignements pour quelle décision thérapeutique ? Volume 18, supplément 1, Mai-Juin 2011

Auteurs
CHU de Rouen, laboratoire de génétique somatique des tumeurs, service de pathologie, 1, rue de Germont, 76000 Rouen, France, Institut hospitalo-universitaire, Inserm U614, 1, rue de Germont, 76000 Rouen, France

Le génotypage de KRAS dans les cancers colorectaux métastatiques est devenu aujourd’hui un standard dans la prise en charge des patients : l’absence de mutations dans les codons 12 et 13 de l’exon 2 de ce gène est un bon marqueur prédictif de réponse aux thérapies ciblées utilisant des anticorps monoclonaux dirigés contre le récepteur membranaire de l’ Epidermal growth factor. Ce test moléculaire est effectué à partir d’un bloc tissulaire tumoral (fixé en formol et inclus en paraffine). Aujourd’hui, réalisé au niveau des plateformes régionales d’oncologie moléculaire mise en place par l’INCa, le génotypage KRAS nécessite une collaboration étroite entre les pathologistes (responsables du diagnostic et de la phase préanalytique) et les biologistes/pathologistes moléculaires (responsables du test moléculaire). Cette fructueuse coopération a permis dès 2009, la réalisation de près de 19 000 tests, ce qui correspond à l’ensemble des patients français susceptibles d’être traité par un anti-EGFR. Avec ce nouveau marqueur prédictif, l’oncologie digestive est réellement entrée dans l’ère de la médecine personnalisée.