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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Adénocarcinomes de l’intestin grêle Volume 29, numéro 7, Septembre 2022

Auteurs
1 Hôpital Saint-Louis, AP-HP, Service de gastroentérologie et cancérologie digestive, Université de Paris-Cité, 1 avenue Claude Vellefaux, 75010 Paris
2 Hôpital Saint-Louis, AP-HP Service de radiologie, Université de Paris-Cité, Paris
3 Hôpital Georges Pompidou, AP-HP, Service de biologie, Université de Paris-Cité, Paris
4 Hôpital Saint-Antoine, AP-HP, Service d’anatomo-pathologie, Sorbonne Université, Paris
Correspondance : T. Aparicio

Les adénocarcinomes de l’intestin grêle (AIG) sont des tumeurs rares mais leur incidence est en augmentation. La localisation primitive la plus fréquente est le duodénum. Même si les AIG sont le plus souvent sporadiques, certaines maladies sont des facteurs de risque comme la maladie de Crohn, et il existe des prédispositions génétiques à ce cancer comme le syndrome de Lynch et la polypose adénomateuse familiale. Le phénotypage moléculaire révèle des différences entre les AIG et les adénocarcinomes colorectaux. Le diagnostic précoce des AIG reste difficile malgré des progrès de l’endoscopie et des examens radiologiques. Après résection chirurgicale R0, un envahissement ganglionnaire est le principal facteur pronostique. Un essai randomisé international (essai BALLAD) est en cours pour évaluer l’intérêt d’une chimiothérapie adjuvante. Pour les maladies métastatiques, des études rétrospectives ont suggéré que les schémas de chimiothérapie à base de sels de platines étaient les plus efficaces mais aucun progrès notable n’a été réalisé depuis des décennies. Un effet spectaculaire de l’immunothérapie est rapporté en cas de tumeur avec un défaut de réparation de l’ADN. D’autres thérapies ciblées pourraient être efficaces en cas d’altérations moléculaires spécifiques.