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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Adénocarcinome de l’estomac Volume 18, numéro 3, Mai-Juin 2011

Auteurs
Hôpital Charles-Nicolle, unité d’oncologie digestive, service d’hépatogastroentérologie et nutrition, 1, rue de Germont, 76031 Rouen Cedex, France

L’adénocarcinome de l’estomac se développe sur des lésions induites par l’infection à Helicobacter pylori (HP). Les données récentes permettent d’identifier des sujets asymptomatiques à risque élevé qui justifient d’une surveillance endoscopique (âge supérieur à 60 ans, taux bas de pepsinogène I, anticorps anti HP, antécédent familial de cancer gastrique). Chez les sujets ayant une endoscopie, l’utilisation systématique du score OLGA fondé sur l’analyse histologique des biopsies antrales et fundiques est un moyen d’identifier les sujets à risque très élevé. Le pronostic du cancer de l’estomac reste grave et nécessite une amélioration de la qualité de la chirurgie avec un curage ganglionnaire D1,5 analysant au moins 25 ganglions et des traitements médicaux périopératoires avec actuellement un avantage à la chimiothérapie pour tous les patients ayant une tumeur de stade II-III (T3 et/ou N+). En phase métastatique, plusieurs protocoles de polychimiothérapie permettent d’augmenter la durée de vie des patients. Il est indispensable de chercher l’hyperexpression du récepteur HER2, présente dans 15 à 20 % des cas, pour permettre l’utilisation du trastuzumab (inhibiteur de HER2) en association à la chimiothérapie. L’utilisation du trastuzumab avec le 5 fluorouracile et le cisplatine permet d’augmenter significativement la durée de vie des patients.