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Hématologie

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Traitement prophylactique de la rechute postallogreffe des leucémies aiguës myéloïdes Volume 29, numéro 5, 2023-09-01

Auteurs
1 Division of Hematology/Oncology, Department of Internal Medicine, American University of Beirut Medical Center, Beirut, Lebanon.
2 Bone Marrow Transplantation Program, Department of Internal Medicine, American University of Beirut Medical Center, Beirut, Lebanon.
3 Sorbonne University, Saint-Antoine Hospital, AP-HP, INSERM UMRs 938, Paris.
* Tirés à part : A. Bazarbachi <bazarbac@aub.edu.lb>
Liens d’intérêt : Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt en rapport avec cet article.

L’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques représente une procédure à visée curative chez les patients atteints de leucémie aiguë myéloïde à haut risque en première rémission. Cependant, la récidive de la maladie reste la cause principale de l’échec de l’allogreffe, survenant chez environ 35 à 45% des patients. La survie des patients qui rechutent après une allogreffe est généralement courte, d’où la nécessité d’une intervention prophylactique précoce afin de réduire le risque ou, peut-être, de retarder la rechute. Les régimes de conditionnement myéloablatifs, la surveillance de la maladie résiduelle et du chimérisme du donneur, la réduction rapide de l’immunosuppression et la perfusion de lymphocytes du donneur constituent des stratégies bien connues en pratique. Cependant, d’autres interventions pharmacologiques préventives après allogreffe peuvent contrôler la leucémie à travers deux mécanismes parallèles : une activité directe cytotoxique antileucémique et une activité immunologique du greffon contre la leucémie. Dans cette revue, on discutera de l’utilisation de médicaments à visée préventive après l’allogreffe, y compris les agents hypométhylants comme l’azacitidine, et les inhibiteurs de la FMS tyrosine kinase 3 (FLT3) et des isocitrate déshydrogénases 1 et 2 (IDH1/2).