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Hématologie

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Modèles murins en hémostase Volume 29, numéro 6, Novembre-Décembre 2023

Illustrations


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Tableaux

Auteurs
1 Université Paris-Saclay, Inserm, Hémostase inflammation thrombose HITH U1176, Le Kremlin-Bicêtre, France
2 Département d’anesthésie réanimation, hôpital Paul Brousse, AP-HP, université Paris-Saclay, Villejuif, France
Tirés à part : C. Denis <cecile.denis@inserm.fr>

Depuis l’avènement des techniques de transgenèse, le modèle murin s’est imposé comme le modèle par excellence dans les laboratoires de recherche, permettant de modéliser différentes pathologies ou de mieux comprendre les fonctions de nombreuses protéines, dans un environnement génétique contrôlé. Le défi qui en a résulté a été de développer des méthodes permettant d’évaluer divers phénotypes dans un modèle de petite taille, tel que la souris. L’hémostase ne fait pas exception, et des procédures adaptées à la mesure du saignement ont vu le jour. Certaines de ces procédures, et en particulier les plus fréquemment utilisées, seront détaillées dans cette revue. Si ces modèles technologiques se sont multipliés, c’est pour répondre à l’hétérogénéité phénotypique des souris transgéniques développées dans le domaine de la coagulation. Nous nous sommes attachées à présenter un exemple de cette hétérogénéité en nous focalisant sur les modèles murins de maladie de Willebrand, existants à ce jour. En effet, de très nombreux modèles de maladie de Willebrand sont actuellement disponibles, essayant au mieux de reproduire les aspects les plus variés de cette pathologie extrêmement polymorphe. Ces modèles seront discutés en faisant le point sur leur apport respectif soit dans l’amélioration de notre connaissance des mécanismes physiopathologiques, soit en tant que modèles précliniques pour l’évaluation de nouvelles thérapies.