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Hématologie

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Génomique fonctionnelle et innovations thérapeutiques dans les leucémies aiguës lymphoblastiques T Volume 30, numéro 1, Janvier-Février 2024

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4

  • Figure 5
Auteurs
1 Institut Necker Enfants-Malades, université Paris Cité, Inserm U1151, Laboratoire d’oncohématologie, hôpital Necker, AP-HP, Paris, France
2 Service d’oncologie et d’hématologie pédiatrique, hôpital Trousseau, Sorbonne Université, AP-HP, Paris, France
* Tirés à part : V. Asnafi <vahid.asnafi@aphp.fr>

Les leucémies aiguës lymphoblastiques T (LAL-T) représentent 25 % des LAL de l’adulte et 15 % des LAL de l’enfant. Leur pronostic, longtemps considéré comme plus défavorable que les LAL-B, s’est significativement amélioré au cours des dernières années. Pourtant, il persiste un défi majeur dans cette pathologie. En effet, près de 20 % des patients présenteront une rechute qui reste associée à un pronostic extrêmement défavorable (moins de 20 % de survie à cinq ans). Alors que les avancées réalisées ces dernières années dans le domaine de la biologie moléculaire ont conduit à mettre en évidence un grand nombre d’altérations impliquées dans l’oncogenèse T potentiellement ciblables, l’arsenal thérapeutique en cas de maladie en rechute ou réfractaire reste à ce jour limité et peu de thérapies innovantes ont été mises au point. Contrairement aux LAL-B, les LAL-T n’ont pas bénéficié de la révolution de l’immunothérapie avec le développement d’anticorps bispécifiques et la mise au point des cellules T à récepteur antigénique chimérique pour les hémopathies B. Il est donc urgent d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques qui devront déboucher à court terme par la mise au point de nouvelles thérapies faisant défaut dans cette pathologie. Cette revue présente les avancées récentes réalisées dans le champ de l’oncogenèse des LAL-T et présente en parallèle les potentiels débouchés thérapeutiques qui leurs sont associés.