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Hématologie

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Effets secondaires dermatologiques et neurologiques des traitements hématologiques (à l’exclusion de l’allogreffe et des cytopénies) Volume 25, numéro 2, Mars-Avril 2019

Auteur
Hôpital Saint-Antoine, Paris
* Tirés à part
  • Mots-clés : Effets secondaires, thérapie ciblée, hématologie
  • DOI : 10.1684/hma.2019.1462
  • Page(s) : 112-21
  • Année de parution : 2019

De nombreux traitements utilisés en hématologie sont responsables de toxicité touchant divers organes et ayant des profils très variés. La peau est l’un des organes les plus fréquemment concernés. Les effets secondaires dermatologiques sont de sémiologies diverses et peuvent faire suite aux traitements chimiothérapiques (certains communs à la majorité des agents cytotoxiques et d’autres plus spécifiques, certains agents auront également des conséquences importantes en cas d’extravasation), radiothérapiques (effets précoces et tardifs), aux traitements par d’autres molécules (immunomodulateurs, inhibiteurs du check-point, inhibiteur de tyrosine kinase) et aux traitements de support (anti-infectieux). Il faudra facilement avoir recours à la biopsie cutanée afin de ne pas méconnaître un autre diagnostic, surtout en période d’aplasie. Les effets secondaires neurologiques sont principalement représentés par les complications de la radiothérapie, et peuvent être aigus, précoces ou tardifs, et sont susceptibles de survenir à l’étage encéphalique et médullaire. La chimiothérapie est également pourvoyeuse de complications aux niveaux neurologique central et périphérique. Les inhibiteurs du check-point peuvent également être à l’origine d’atteintes neurologiques immuno-induites. Afin de limiter au maximum ces toxicités, il est nécessaire d’optimiser la balance bénéfice-risque via l’emploi de méthodes pharmacocinétiques, pharmacodynamiques et pharmacogénétiques. Plusieurs de ces méthodes sont validées, mais trop peu utilisées en pratique clinique.