John Libbey Eurotext

Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Réactions paradoxales aux benzodiazépines chez la personne âgée Volume 19, numéro 3, Septembre 2021

Auteurs
1 Université Lyon 1, Lyon, France
2 Centre Hospitalier Le Vinatier, Bron, France
3 Inserm U1028, CNRS UMR5292, Centre de recherche en neurosciences de Lyon, Lyon, France
4 Hôpital des Charpennes, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France
5 Service pharmaceutique, Hôpital des Charpennes, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France
6 Centre Mémoire Ressource et Recherche de Lyon (CMRR), Hôpital des Charpennes, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France
7 Université Claude-Bernard Lyon 1, Research on Healthcare Performance (RESHAPE), Inserm U1290, Lyon, France
8 CNRS UMR 5229, Institut des Sciences Cognitives Marc-Jeannerod, Team “Neuroplasticity in Parkinson's disease”
* Correspondance

Les réactions paradoxales aux benzodiazépines auraient une prévalence d’environ 1 % chez les patients traités. La sémiologie riche et diverse peut être déroutante pour le clinicien. L’âge avancé ainsi que les troubles cognitifs sont décrits dans la littérature comme des facteurs de risque de développer des réactions paradoxales. Cependant, la revue de la littérature n’a permis d’identifier qu’un nombre limité d’articles s’intéressant à la personne âgée et un seul article sur les patients présentant des troubles neurocognitifs. On peut s’interroger sur ce paradoxe. S’agit-il d’observations cliniques mais non publiées ? La population âgée est-elle vraiment à risque, et notamment les patients ayant des troubles neurocognitifs ? Il est possible que du fait d’une sémiologie pouvant être confondue avec les troubles neurocognitifs sous-jacents, ces réactions paradoxales ne soient finalement que peu évoquées avec un risque notable de iatrogénie. Il est donc important d’être sensibilisé à ces effets paradoxaux afin de pouvoir les repérer rapidement. L’élément sémiologique le plus marquant serait la soudaineté du passage à l’acte auto- ou hétéro-agressif.