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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Nouveau programme collaboratif et participatif de lutte contre la dénutrition chez le sujet âgé en ville au sortir d’une hospitalisation Volume 18, numéro 4, Décembre 2020

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Soins de suite et réadaptation orthogériatrique, GHU La Pitié Salpêtrière-Charles Foix, site Charles Foix, AP-HP, Ivry-sur-Seine, France
2 Service de biostatistiques, GHU La Pitié Salpêtrière-Charles Foix, AP-HP, Paris, France
3 EA 3970, Université Paris 6, Paris, France
4 Département de médecine générale, Faculté de médecine Paris Descartes, Paris, France
5 DHU FAST, Paris, France
* Correspondance

La dénutrition protéino-énergétique chez le sujet âgé est fréquente et grave. Sa prise en charge actuelle au sortir d’une hospitalisation est insatisfaisante. L’objectif de l’étude est d’évaluer la faisabilité et la satisfaction d’un nouveau programme collaboratif et participatif de lutte contre la dénutrition chez le sujet âgé en ville après une hospitalisation, entre patient, médecin généraliste et diététicien nutritionniste. Méthodes. Il s’agissait d’une étude interventionnelle non randomisée, prospective, réalisée de mai 2015 à février 2016 chez les sujets âgés de plus de 75 ans dénutris, avec un score MMSE > 20 et rentrant à domicile après un séjour à l’hôpital. À domicile, un diététicien de ville intervenait durant 3 mois, collaborant avec eux et leur médecin généraliste. La participation des patients et la satisfaction des 3 acteurs étaient évaluées. Résultats. Sur 67 patients approchés, 44 patients ont été inclus et 11,9 % (n = 8) ont bénéficié de la totalité du programme. Un entourage présent (p = 0,001), une éducation diététique à l’entourage (p = 0,003), un MMSE élevé (p = 0,04), avoir un ulcère (p = 0,0097) et un poids élevé en sortie d’hospitalisation (p = 0,03) favorisaient la participation des patients. Les patients (78,6 %) et les médecins généralistes (75 %) étaient satisfaits. Les patients reprochaient le peu d’implication du médecin généraliste et ces derniers estimaient n’avoir acquis aucune connaissance de diététique. Conclusion. La participation des patients et la collaboration entre les acteurs de ce nouveau programme de prise en charge de la dénutrition chez le sujet âgé étaient jugées faibles.