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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Le repérage et le diagnostic de l’état confusionnel aigu chez les personnes âgées : quels outils rapides ? Volume 20, numéro 1, Mars 2022

Illustrations

Tableaux




Auteurs
1 Centre mémoire de ressources et de recherche (CMRR) de Lyon, Institut du vieillissement, Hospices de Lyon, France
2 Département de gériatrie, Centre hospitalo-universitaire de Strasbourg, France
3 Service universitaire de médecine gériatrique, hospices civils de Lyon, Groupement hospitalier Sud, Pierre-Bénite, France
4 Research on Healthcare Professionals and Performance (RESHAPE) Inserm U1290, Université de Lyon, France
5 Pôle de gérontologie clinique, CHU de Nantes, France
6 Service de gériatrie, Centre hospitalier et universitaire de Besançon, France
7 Équipe « Éthique et progrès médical », Inserm CIC 1431, Centre hospitalier et universitaire de Besançon, France
8 Laboratoire de recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive, Université de Franche-Comté, UFR des sciences de la santé, Besançon, France
9 Centre de recherche, Institut Universitaire de Gériatrie, Montréal, QC, Canada
10 Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL), Inserm 1048, CNRS 5292, Université de Lyon, France
* Correspondance : A. Garnier-Crussard

L’état confusionnel aigu (ECA) est fréquent chez les patients âgés hospitalisés induisant de graves conséquences cliniques. Malgré sa prévalence élevée, l’ECA est souvent sous-diagnostiqué. Un repérage précoce de l’ECA permettrait une prise en charge optimisée, et une diminution de l’incidence des complications. Pour cela, la validation d’outils formalisés et simples d’utilisation est nécessaire.

L’objectif de cette revue narrative était de décrire les performances et l’intérêt des outils de repérage de l’ECA les plus fréquemment utilisés en pratique clinique et en recherche, dont ceux ayant une durée de passation rapide (durée inférieure à 3 minutes).

Cette revue a permis d’identifier quatre outils, fréquemment utilisés, et validés sur le plan international (CAM, DRS-R-98, DOSS, MDAS), dont trois disposent d’une version française. Les temps de passation de ces outils varient entre 5 et 30 minutes. Bien qu’ils aient un niveau de preuve plus limité, d’autres outils ayant une durée de passation plus rapide, comme la 4AT, la 3D-CAM et l’UB-CAM, semblent prometteurs, notamment en raison d’excellentes performances diagnostiques. De prochaines études devront être menées afin de valider ces outils en langue française, et de mieux préciser leur utilisation et leur impact en pratique clinique.