John Libbey Eurotext

Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Intérêt du suivi des préconisations sur une période de 6 mois pour des sujets âgés ayant bénéficié d’un dépistage de la fragilité Volume 17, numéro 2, Juin 2019

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Département de gérontologie clinique, Hôpital de la Charité, Saint-Étienne, France
2 Département de gérontologie clinique, CHU Saint-Étienne, France
3 Centre technique d’appui et de formation des centres d’examens de santé, Saint-Etienne, France
4 Laboratoire SNA-EPIS, Université Jean Monnet, Saint-Etienne, France
5 Gérontopôle Auvergne Rhône-Alpes, Saint-Etienne, France
* Correspondance
  • Mots-clés : fragilité, évaluation gériatrique standardisée, personnes âgées, dépistage, prévention secondaire
  • DOI : 10.1684/pnv.2018.0773
  • Page(s) : 145-52
  • Année de parution : 2019

La fragilité est un syndrome gériatrique en partie réversible. Sa prévention passe par un dépistage structuré et est un enjeu de santé publique. L’observance des préconisations faites après un dépistage des sujets âgés fragiles est mal connue. L’objectif de notre recherche a été de décrire les caractéristiques des patients évalués à l’hôpital de jour de fragilité et d’étudier l’observance des préconisations à 3 et 6 mois des patients ayant bénéficié d’un dépistage. Matériel et méthode : nous avons inclus des sujets de 65 ans et plus ayant un score ADL d’au moins 5 sur 6 et bénéficiant d’une évaluation selon la grille de Fried permettant leur classement en pré-fragiles ou fragiles. En fonction de l’évaluation gériatrique standardisée, des préconisations ont été prescrites à chaque situation médico-sociale selon les recommandations de la Haute autorité de santé. Un bilan du suivi des mesures proposées était réalisé par une visite à domicile au 3e et 6e mois. Résultats : 82 patients ont été inclus, avec une moyenne d’âge de 83,7 ± 5,7 ans et 99 % d’entre eux étaient pré-fragiles ou fragiles et ont reçu en moyenne 3,7 ± 1,7 recommandations. À 3 mois, il existe une corrélation inverse entre le nombre de recommandations et l’observance (r = -0,340 ; p = 0,008), ainsi qu’à 6 mois (r = -0,352 ; p = 0,006). Entre 3 et 6 mois, il existe une augmentation significative du nombre de préconisations suivies (r = 0,707 ; p = 0,000). Conclusion : à 6 mois, près des trois quarts des préconisations ont été mises en œuvre, avec une progression significative entre le 3e et le 6e mois de l’observance. Ce résultat suggère l’intérêt d’organiser un accompagnement à domicile pour optimiser le suivi des préconisations.