John Libbey Eurotext

Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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États de mal non convulsifs du sujet âgé Volume 17, supplément 1, Mars 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteur
1 Epilepsy Unit, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris, France
2 Rehabilitation Unit, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris, France
3 Centre de recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), UMPC-UMR 7225 CNRS-UMRS 975 Inserm, Paris, France
4 Université Paris Sorbonne, France
* Tirés à part

L’état de mal non convulsif (EMNC) est fréquent chez le sujet âgé. Il correspond le plus souvent à des crises focales prolongées avec altération du contact (« états de mal partiels complexes »). Une forme d’état de mal absence de novo, beaucoup plus rare, peut également se rencontrer. Les facteurs de risque identifiés de survenue d’EMNC sont : une précession par une crise généralisée tonico-clonique, un antécédent connu d’épilepsie, le sexe féminin et une lésion cérébrale connue (surtout une séquelle d’AVC). La présence d’un de ces facteurs de risque alliée à un tableau confusionnel d’origine inconnue doit amener à penser au diagnostic d’EMNC. La clinique étant souvent peu évocatrice (stupeur, confusion, voire coma), le diagnostic, à condition d’avoir été évoqué, reposera de ce fait sur l’EEG avec des critères désormais admis (dits de Salzbourg). Le traitement repose en première ligne sur l’injection de benzodiazépines et en seconde ligne sur l’administration intraveineuse ou per os ou par sonde gastrique de molécules antiépileptiques. Il n’est pas préconisé de recours à une intubation-ventilation (sauf nécessité hors traitement de l’état de mal : détresse respiratoire, défaillance multiviscérale, par exemple). Le pronostic est globalement mauvais avec environ 30 % de mortalité.