John Libbey Eurotext

Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Effets psychiatriques des médicaments antiépileptiques chez l’adulte Volume 16, numéro 2, Juin 2018

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Service de neurologie, Hôpital Bicêtre, Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre, Hôpital du Sud Francilien, Corbeil-Essonnes, France
2 Service de neurophysiologie clinique et d’épileptologie, Hôpital Bicêtre, Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre, France
* Tirés à part

Pathologie psychiatrique et maladie épileptique sont intriquées : les comorbidités psychiatriques telles que les troubles anxieux et dépressifs sont fréquentes chez les patients épileptiques, et les patients ayant une maladie psychiatrique sont à risque de développer une épilepsie. Sur le plan thérapeutique, certains médicaments antiépileptiques (MAE) présentent des effets psychiatriques indésirables ; inversement des MAE sont utilisés pour traiter des pathologies psychiatriques. L’objectif de cet article est de déterminer quels sont les effets psychiatriques provoqués par les MAE les plus fréquemment prescrits chez l’adulte épileptique, en s’appuyant sur les données actuelles de la littérature. Ainsi, on distingue globalement les MAE ayant des effets positifs thymorégulateurs et antidépresseurs, notamment le valproate, les benzodiazépines et les bloqueurs des canaux sodiques (en particulier la carbamazépine et la lamotrigine), des MAE entraînant des effets indésirables comme le lévétiracétam, le perampanel, le topiramate, le zonisamide et les barbituriques. Le principal facteur de risque de présenter ce type d’effets indésirables est un antécédent personnel de pathologie psychiatrique. Ainsi le dépistage de la survenue d’effets indésirables psychiatriques est essentiel, surtout lors de l’utilisation des MAE les plus à risques et/ou en cas d’antécédent psychiatrique (où il est préférable d’utiliser les MAE ayant des effets psychiatriques positifs).