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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Effets de la thérapie assistée par le poney sur le comportement des personnes âgées ayant des troubles neurocognitifs vivant en Ehpad Volume 18, numéro 3, Septembre 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Sorbonne Université, Paris, France
2 Court Séjour Gériatrique, Centre Hospitalier de Bastia, France
3 Pôle médical, Ehpad Arpavie Sainte-Lucie, Issy-les-Moulineaux, France
4 Pôle médical, Ehpad Korian Hauts de Jardy, Vaucresson, France
5 Bioredac, Chambourcy, France
6 Service de gériatrie, Hôpital Charles-Foix, AP-HP, Ivry-sur-Seine, France
* Correspondance

Les thérapies à médiation animale font l’objet d’un grand intérêt dans la prise en charge des maladies neurocognitives. Nous avons étudié les effets de la thérapie assistée par le poney (TAP) sur le comportement de personnes ayant des troubles neurocognitifs en Ehpad. Une étude d’intervention avec un plan expérimental d’étude de type cas-croisé (cross-over) a été réalisée sur deux mois pour 15 participants. Ce groupe a été étudié durant deux périodes, une avec TAP et une sans TAP. Un groupe contrôle de 8 autres participants sans séances de TAP aussi été étudié. L’apathie et l’anxiété ont été évaluées au moyen de l’échelle NPI-R. Le comportement de la personne durant deux séances de TAP et une séance d’animation a été évalué avec l’échelle ECPAI. Cette échelle produit un score positif reflétant l’engagement dans l’activité et un score d’indifférence reflétant un comportement apathique. Dans l’étude croisée, l’engagement est plus important dans l’interaction résident/poney que dans l’interaction résident/animateur (p < 0,01). Le score ECPAI reflétant le comportement apathique est significativement plus faible durant l’interaction avec l’animal que dans l’interaction avec l’animateur (p < 0,01). Le score reflétant l’engagement est plus important dans l’interaction avec le poney pour les personnes suivies en thérapie que pour le groupe contrôle en situation d’interaction avec l’animateur (p < 0,01). Ces premiers résultats sont encourageants. Ils rejoignent les conclusions des études menées sur la médiation animale et confirment les observations cliniques recueillies.