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Annales françaises de médecine d'urgence

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Hémopathies sévères révélées aux urgences adultes : étude monocentrique de 108 patients Volume 5, numéro 6, Décembre 2015

Tableaux


  • Tableau 1

  • Tableau 2

  • Tableau 3

  • Tableau 4

  • Tableau 5
Auteurs

Objectif

Analyser les motifs d'admission aux urgences des patients pour lesquels une hémopathie sévère (hémopathie maligne, cytopénies sévères non malignes : purpura thrombopénique idiopathique [PTI] et microangiopathie thrombotique [MAT]) a été diagnostiquée au décours immédiat d'un passage. Les objectifs secondaires sont d'étudier les caractéristiques des patients, de leur venue aux urgences et celles des hémopathies.

Matériel et méthode

Étude transversale monocentrique rétrospective du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2006 et du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012 aux urgences adultes du CHU de Limoges. Sélection de 1612 patients associés à un groupe homogène de malades hématologique à partir des données du PMSI (programme de médicalisation des systèmes d'information) et inclusion de 108 patients inconnus pour un diagnostic d'hémopathie sévère.

Résultats

Les motifs d'admission sont une anomalie biologique asymptomatique (48 %), une symptomatologie non spécifique (34 %), un syndrome hémorragique (10 %) et un syndrome infectieux (7 %). Une altération de l'état général, une douleur thoracique ou une dyspnée sont des motifs de recours très fréquents aux urgences. Dans cette étude, un diagnostic d'hémopathie maligne sur quatre fait suite à ces trois motifs d'admission. Les hémopathies malignes myéloïdes sont plus fréquemment diagnostiquées (63 %), principalement les leucémies aiguës et les myélodysplasies (59 %), par rapport aux pathologies lymphoïdes (23 %) et aux cytopénies sévères (14 %), dont les PTI et les MAT (8 %).

Conclusion

Le service des urgences contribue à identifier les hémopathies sévères. Leur mode de présentation est varié, parfois trompeur. Une collaboration étroite avec le service de spécialité est nécessaire.