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Environnement, Risques & Santé

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Pollution intérieure par les PM2,5 issues des combustibles utilisés pour la cuisson des repas et risques sanitaires dans la ville de Ouagadougou Volume 18, numéro 3, Mai-Juin 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Université Ouaga 1 Pr. Joseph Ki-Zerbo
Laboratoire santé publique
03 BP 7021
Ouagadougou
Burkina Faso
2 Institut de l’environnement et de recherches agricoles
01 BP 476
Ouagadougou
Burkina Faso
3 Institut de recherche en sciences de la santé
03 BP 7192
Ouagadougou
Burkina Faso
* Tirés à part
  • Mots-clés : biomasse, cuisine, PM2,5, pollution air intérieur
  • DOI : 10.1684/ers.2019.1308
  • Page(s) : 245-53
  • Année de parution : 2019

La combustion de la biomasse lors de la cuisson des repas émet des PM2,5 potentiellement nocives pour la santé. À Ouagadougou, 60 % des ménages utilisent la biomasse pour la cuisson des repas. La présente étude vise à identifier les facteurs de fortes concentrations de PM2,5, ainsi que les effets sur la santé des personnes exposées. L’étude a été réalisée en mai-juin 2017 et a concerné 56 ménages du secteur 15 de Ouagadougou. Les données ont été collectées à l’aide d’une grille et les concentrations de PM2,5 mesurées à l’aide d’un appareil de mesure de polluants « QUEST EVM ». Les variables indépendantes étaient le type de cuisine, le type de foyer, le type de combustible, la température, l’humidité et la durée de cuisson des repas. Les données ont été saisies avec EpiData et analysées avec Stata/SE 12.0. Les intervalles de confiance ont été estimés à 95 %. La comparaison des valeurs moyennes a été réalisée à l’aide du test Anova. Une régression linéaire a permis d’identifier les facteurs liés à la forte concentration de PM2,5. Les concentrations de PM2,5 pour 24 heures étaient au-dessus du seuil préconisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) (25 μg/m3) dans les situations suivantes : cuisine à l’air libre, utilisation de la biomasse à l’aide de foyers traditionnels/améliorés. L’analyse bivariée a montré que les concentrations de PM2,5 étaient plus élevées dans les ménages utilisant de la biomasse (p = 0,03). La régression linéaire a montré que les concentrations de PM2,5 étaient significativement plus élevées au niveau des cuisines à l’air libre comparativement aux cuisines externes (p = 0,01) ou internes (p < 0,01), et quand des foyers traditionnels avec du bois étaient utilisés (p = 0,01). Ces fortes concentrations de PM2,5 exposent les habitants à des risques sanitaires importants, allant des infections respiratoires aux cancers. Cela nécessite de prendre de mesures pour l’utilisation de dispositifs de cuisine moins polluants.